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Le patrimoine de la commune

La commune du Minihic sur Rance est riche de 3 monuments classés : la chapelle Saint Buc, la cale sèche de la Landriais et le manoir du Houx.

Chapelle Sainte Anne à Saint Buc

Classée Monument Historique en 1982, cette chapelle du XVIIᵉ siècle est dédiée à Sainte Anne, patronne de la Bretagne. Elle remplace un édifice plus ancien, peut-être bâti sur un site celte (une source coule sous ses fondations). Autrefois liée à la seigneurie de Saint-Buc, elle en fut séparée par la construction de la route de Dinan (actuelle D114). Une légende locale évoque son entretien par des moines de l’île aux Moines, qui y allumaient un feu pour guider les gabariers sur la Rance.

Orientée nord-ouest/sud-est (rare pour l’époque), elle arbore un clocheton en ardoise abritant une cloche de 1631. Menacée de ruine dans les années 1980, elle fut cédée à la commune en 1987 et restaurée (1989–1994) par une association, soutenue par des mécènes. Aujourd’hui, elle accueille 2 000 visiteurs annuels pour des expositions, concerts et messes.

L’intérieur conserve un mobilier d’origine (banc seigneurial, stalles, retable polychrome du XVIIᵉ, boiseries de 1788) et des vitraux contemporains (1989, Louis-René Petit). À l’extérieur, un if pluriséculaire et une croix en granit (repositionnée) marquent l’enclos. La porte présente des graffitis de navires (XVIᵉ–XVIIᵉ siècles), traces de vœux de marins, tandis que des demi-sphères en relief sur les pierres évoquent peut-être la peste noire (XIVᵉ siècle). La toiture, en ardoises à pureaux décroissants, est conçue pour écarter l’eau des murs.

Gestion et contact : Propriété de la commune, sa gestion est confiée à l’Association de la Chapelle Sainte-Anne. Pour plus d’informations : www.chapellesaintbuc.fr ou saint.buc@gmail.com.

Cette maison commune nommée Mairie

© Bernard Haultcoeur - Agence Captivate

Initialement rattaché à Pleurtuit, le village obtient son autonomie après des années de revendications. Il devient paroisse en 1843, puis commune indépendante par décret du 28 juillet 1849 sous Louis-Napoléon Bonaparte, officialisé le 10 août 1849 au Moniteur Universel. Le premier conseil municipal, composé de 12 membres, est élu le 11 novembre 1849 et installe Louis Lemaire comme maire, avec effet au 1er janvier 1850.

Faute de locaux dédiés, le conseil municipal loue un espace pour 60 francs et achète du mobilier pour le même montant. Après sept ans de démarches, la construction d’une mairie-école débute en 1863 sur la place de l’église. Les travaux, ralentis par des contraintes budgétaires, s’achèvent seulement en 1875. Le bâtiment abrite alors l’administration, une salle de réunion, une école publique et le logement de l’instituteur – jusqu’au départ de l’école en 1964.

En 1996, les locaux municipaux, jugés obsolètes, nécessitent une solution pérenne. La commune exploite alors la loi de 1905 : le presbytère voisin, propriété communale depuis la séparation des Églises et de l’État, est libéré après le décès de l’abbé Boucly. Le conseil municipal décide en 1997 de le transformer en mairie, inaugurée le 16 octobre 1999 sous le mandat d’Armel Thoreux. L’ancienne mairie, rénovée, accueille désormais la bibliothèque et des locaux petite enfance, illustrant une réutilisation ingénieuse du patrimoine communal.

Sources : article de Jean-Paul Vidal, avec contributions de Pascal Gautier.

L’église Saint-Malo du Minihic-sur-Rance : histoire et patrimoine

Origines et construction Bâtie en 1827 sur l’emplacement d’un ancien moulin, cette église est dédiée à la Vierge Marie. De plan en croix latine, elle naît de la scission de la paroisse de Pleurtuit, devenue trop étendue en 1843. Son chœur s’inspire de celui de Saint-Sulpice à Paris.

Œuvres artistiques majeures Plusieurs éléments marquent son patrimoine :

  • Le groupe de l’Assomption (1867), sculpté par Jean-Marie Valentin, domine le maître-autel.
  • La chaire, réalisée par le menuisier Stanislas Dant d’après les plans de Perrault (Saint-Malo).
  • Un Christ en bronze (œuvre de Devallant, †1990) orne l’autel.
  • Un vitrail patriotique représente un marin fusillé sous une croix, évoquant les guerres passées.

En 1944, des obus américains tirés depuis Saint-Suliac détruisent l’église, causant la mort de 11 personnes, dont l’abbé Jan, recteur. Elle est restaurée en 1950 sous la direction de Patrice Simon, avec le soutien de l’État (ministre Henri Teitgen) et du député Fréville.

Trésors du musée paroissial : Le musée abrite des pièces remarquables :

  • Une poutre de Gloire (XVIᵉ siècle), Christ en croix entouré de Marie et Jean.
  • Trois canons d’autel, un ex-voto (maquette de goélette) et une statue de l’Immaculée Conception (XIXᵉ siècle).
  • Un antiphonaire (1847), don de la famille Lhotelier.
  • Chantecler, le coq du clocher (41 ans), endommagé lors de la tempête de 1987.Source : Article de M. Gouilly Frossard.

Source : Article de M. Gouilly Frossard.

L’hôpital - hospice

Thomas Boursin, avocat malouin né en 1803 et conseiller municipal, lègue 50 000 francs au Minihic-sur-Rance pour y créer un asile pour indigents. Son engagement pour la commune, où sa mère résidait, marque l’origine du projet. Après son décès en 1883, le legs est officiellement accepté en 1886, mais les premières acquisitions de terrain (au Clos Godet) en 1891 se heurtent à des contraintes légales : la proximité d’une école, construite en 1906, interdit l’implantation d’un hôpital à cet emplacement.

En 1906, sous l’impulsion du conseiller général Lhottelier, le projet est relancé avec un nouveau terrain aux Vignets, près du bourg mais isolé, offrant calme et vue sur la Rance. Approuvé en 1910, le chantier débute fin 1910 et attire la curiosité des habitants. Malgré des ambitions initiales (dont un tramway prévu en 1914), l’établissement ouvre ses portes le 7 octobre 1914, juste avant d’être réquisitionné pour les soldats belges convalescents pendant la Première Guerre mondiale.

Après la guerre, l’hospice accueille des convalescents, puis se transforme en maison de retraite. Depuis les années 2000, le bâtiment historique, symbole de solidarité locale, a été converti en logements locatifs, clôturant ainsi son histoire médicale et sociale.

La vierge de Bon Secours

C’est à M.Julien LECOINTE, tombé gravement malade sur un chantier de St-Pierre et Miquelon, que l’on doit cette statue, en terre cuite, offerte en 1904 en remerciement de sa guérison.

Profanée pendant l’occupation allemande, elle est ré-installée solennellement le 8 septembre 1946 par le recteur TREMOUREUX.

Un soir d’automne 1997, des vandales s’attaquent à la statue et la projettent à terre où elle se brise. Le conseil municipal décide de confier sa réparation à des spécialistes de la restauration des œuvres en terre cuite.

Elle retrouve sa place initiale, dans sa niche, rue de Bon Secours, pour le pardon de la Miette en 1998, protégée par une épaisse vitre de sécurité.

Texte provenant de l’ouvrage Mémoires d’ajoncs « 150 ans du Minihic sur Rance”

La vierge du Taluet

La vierge du Taluet a été offerte par la famille Josse. Elle reposait sous une magnifique voûte blanche qui a été détruite pour permettre l’élargissement de la route D 114. L’édifice a été déplacé de quelques mètres et la Vierge s’est retrouvée, dans un abri plus modeste, à droite de la croix du Taluet.

La croix du Taluet

Placée à l’angle de la rue de Bel Air, cette croix daterait de la fin du 15ème siècle environ sans que l’on en connaisse exactement l’origine. Elle a la particularité d’offrir une face et un revers. Le Christ crucifié entre la Vierge et St-Jean orne sa face ; en revers on voit une Vierge à l’enfant.

Sommairement taillée dans le granit, la tête de la croix n’a pas été dégagée et l’on retrouve alors le petit auvent qui surmonte de nombreux calvaires.

Textes provenant de l’ouvrage Mémoires d’Ajoncs « 150 ans du MINIHIC SUR RANCE ».

Lavoir et fontaine de Guérouse

Ce lavoir a été construit dans les années 20 par l’entreprise Duval. Il est constitué de pierres plates, il est alimenté par un ruisseau. Ce lavoir a été utilisé jusqu’au milieu des années 70.

C’est en 2003 qu’un groupe d’habitants soucieux du patrimoine a réalisé sa remise en état, un panneau atteste de ce travail remarquable.

Informations données par Monsieur Jean-Paul Vidal.

Maisonnette du rivage (le vide-bouteille)

C’était l’un des 5 moulins à marée du grand Pleurtuit avant les détachements du Minihic et de La Richardais. il doit son nom à sa localisation. Il est écrit que les courants marins ramenaient les corps des noyés dans cette anse. Quelques actes d’état civil confortent cette version mais ils sont peu nombreux.

Des écrits de 1506 donnent trace de ce moulin en 1400. Les photos des années 1960 montrent son ampleur, le meunier disposait de son logis et de grandes dépendances à proximité. Le bief allait jusqu’à la route départementale. Il aurait fonctionné jusqu’aux années vingt. Abandonné, les troupes allemandes l’ont dépouillé de sa charpente vers 1941, ce qui l’a fragilisé. Devenu dangereux, il a été abattu et sécurisé en 1983. On devine le barrage. Il possédait une roue à axe horizontal. La chaussée servait de chemin menant au sud vers le Tanet et la Herviais.

Source : Patrimoine des communes d’Ille et Vilaine.

Moulin de Fosse Mort ou du Grand val

L’exploitation de la ferme du rivage était confiée à un fermier qui devait rendre des comptes au propriétaire . La maisonnette était le local personnel du propriétaire. C’est là que l’on traitait les affaires avec le fermier et après…on buvait un coup de cidre d’où le nom «Vide-bouteille »

La maisonnette abandonnée était en ruine, elle a été réhabilitée en 2007.

En 2014, la commune l’a aménagée en lieu de repos et d’information sur la faune de Rance.

C’est également un poste d’observation des oiseaux du littoral, en particulier lors de la présence de migrateurs.

Texte de Monsieur Jean-Paul Vidal.

Notre Dame de la Miette (XIXème siècle)

Cette statue qui veille sur la baie de la Landriais, est vénérée par les habitants de la région qui se retrouvent tous les ans, le 15 août, pour le pardon de Notre Dame de la Miette. Après la messe, le curé de la paroisse bénit les bateaux présents dans la baie et jette ensuite en Rance une gerbe à la mémoire des disparus en mer. L’après-midi une fête nautique attire une foule importante. La foi en la vierge Marie est profondément enracinée chez les marins depuis fort longtemps. C’est pourquoi les statues de la Vierge sont si nombreuses en bord de Rance.

La grotte de Notre Dame de la Miette, construite en 1859 est bénie en 1860. Le 11 novembre 1923, un nouvel oratoire remplace la grotte initiale.

Source : Patrimoine des communes d’Ille et Vilaine.

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